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Message d'alerte

Groupe de restauration floAimer la cuisine c’est la préparer, mais aussi la servir, a ce titre le 20 octobre prochain, les restaurants du Groupe Flo ouvrirons leurs portes à plus de 300 travailleurs handicapés pour leurs faire découvrir les métiers de la restauration. Une première journée nationale qui aura pour objectif de susciter des vocations et de créer des envies dans plus de 170 restaurants sélectionnés à cet effet sur toute la France. Avec plus de 8000 salariés, le groupe a atteint un taux d’embauche de 3,2 %. Un groupe qui envisage selon lui le recrutement pour 2012 de 1000, tous ces postes étant susceptibles d'intéresser des TH*.

Dictée Ela edition 2011 une classe de CM1 et CM2

Écrite cette année par l'écrivain et académicien, Jean d'Ormesson, l'association européenne contre les leucodystrophies (ÉLA), aura encore mobilisé, en 2011, plus de 370 000 élèves partout en France. Une journée qui lance officiellement la nouvelle saison de la campagne « met tes baskets et bat la maladie » qui a lieu du 17 au 22 octobre prochain.

Alors que l'académicien Jean d'Ormesson aura fait lecture de son texte intitulé une dictée singulière, devant des lycéens tout aussi heureux de cette rencontre. Un texte qui aura été lu dans plus de 2300 établissements aux quatre coins de la France.

Une opération en présence de cette année encore de nombreuses personnalités de la chanson du sport ou de la télévision sera ainsi devenues l'espace d'un jour de nouveaux professeurs.

Parmi eux l'ancien un animateur de télévision et acteur et scénariste et réalisateur français Bruno SOLO, qui était lui en compagnie du président fondateur de l'association Guy ALBA, à l'école primaire des cheminets dans le XVe arrondissement à Paris.

Ou encore, celle de Laurent Blanc six et lui plier à l'exercice dans le collège privé à Saint-Joseph de Tivoli en plein centre-ville de Bordeaux. L'occasion pour le sélectionneur français, d'avouer qu'il n'avait jamais très bon en français. « Je dois l'avouer, j'aurais des fautes à cette dictée », concluant qu'il avait bien aimé la faire aux élèves, un exercice que lui n'appréciait pas faire à l'école. « Je pense qu'elle n'était pas si simple que ça, il y avait des mots difficiles à orthographier et on le sait, l'orthographe française est quand même compliquée », a-t-il précisé.

Une opération citoyenne solidaire, premier temps de cette campagne destinée à sensibiliser l'opinion publique à la lutte contre les leucodystrophies. Un moment unique pour sensibiliser les jeunes à la maladie, invitant ces derniers à une réflexion et un débat sur le thème de la différence, la solidarité, du respect et du handicap. Prochain rendu de cette semaine ou après le cerveau, les jambes seront à l'honneur est invitées à participer à un événement sportif de pour lequel tous les élèves seront invités à trouver des partenaires financiers (familles, amis, commerçants...) pour sponsoriser leurs efforts au profit de l'association.

Rappelons que cette manifestation nationale de solidarité notamment pour la dictée et soutenue depuis sa création, par le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. ELA qui aura rassemblé 2,9 millions d'élèves ces derniers ayant récolté plus de 17 M€ pendant sa semaine de mobilisation, soit la moitié des sommes investies pour la recherche par l'association. Cette dernière qui aura financé 387 programmes de recherche pour un montant total de 30,3 millions d'euros. Financer la recherche étant une des deux priorités pour l'association apporte également son soutien quotidien aux familles et aux malades touchés par la maladie dans leur quotidien

Une mobilisation qui prendra fin par une troisième mi-temps avec la remise du Prix Ambassadeur en juin prochain. Un prix qui en 2011 avait été décerné à 864 élèves représentant les 264 254 scolaires qui s'étaient alors me mobiliser partout en France. Chaque "Ambassadeur ÉLA" est choisi par ses camarades et ses professeurs selon des critères propres à chaque école ou établissement scolaire. La cérémonie, intitulée "Vivement mercredi", avait été présentée par Michel Drucker en présence de Zinédine Zidane et Florent Pagny, parrains de l'association ou du ministre de l'Éducation nationale, Luc CHATEL.

Stéphane Lagoutiére

2011.09.20.laureat fondation de francePour la huitième année consécutive, la Fondation récompense ici les initiatives locales les plus novatrices et exemplaires apportant des réponses concrètes pour améliorer la vie des personnes fragilisées.

Ce sont ainsi 57 projets qui auront étudié, pour lesquels six lauréats ont été sélectionnées. Parmi les lauriers en 2011, un sujet encore très tabou a lui été attribué à Handicap et sexualité : et alors ? À l'initiative du Planning Familial situé à Paris (MFPF).

Un prix attribué par un jury d'experts bénévoles composé de douze personnalités et présidé par Marie-Claude PITANCE présidente du comité Rhône-Alpes de la Fondation de France.

Sélectionnés les projets primés se situent dans les trois domaines d'intervention de la Fondation de France : l'aide aux personnes vulnérables, le développement de la connaissance et l'environnement. Dotés de 6 000 € chacun.

À noter que pour la troisième année, la Fondation Marie-José Chérioux sous l'égide de la Fondation de France s'associe aux Lauriers en distinguant le projet du Centre Hospitalier Jean-Pierre Cassabel de Castelnaudary (Aude). Depuis 2005, il a mis en place une démarche de prise en charge optimale de la personne âgée et de son entourage. C'est ainsi qu'a été imaginé et créé un lieu de vie agréable pour tous, proches et professionnels, qui permettent notamment de recevoir et d'héberger les familles des patients.

Handicap et sexualité : et alors ? : Un projet novateur !

Le Planning familial a décidé d'intervenir dans les institutions dédiées au handicap en abordant de façon globale la notion de sexualité. Regroupant des représentants de 30 de ses associations départementales, il agit auprès des structures d'accueil pour les sensibiliser et les former à ces questions.

Des groupes de 7 à 15 participants handicapés sont constitués afin d'évoquer, en présence de professionnels, les thématiques liées à leur vie affective et à la prévention (pudeur, appropriation du corps, désir, contraception, VIH...). Il propose aux familles des espaces de parole leur permettant de faire face à cette réalité encore taboue.

Souvent passée sous silence, parfois totalement rejeté par les politiques, la vie affective et intime des personnes handicapées a longtemps été passée sous silence en France, elle est aujourd'hui au cœur d'un débat de société initié par la légalisation des assistants sexuels dans certains pays européens. Elle soulève des problématiques importantes, notamment en termes de fécondité, de parentalité, de crainte de comportements déviants, d'abus de faiblesse et d'accessibilité.

À l'initiative d'actions de prévention contre les infections sexuellement transmissibles (IST) dans les établissements médicaux spécialisés, le Planning Familial a décidé d'intervenir de façon plus complète dans les institutions dédiées au handicap, en abordant de façon globale la notion de sexualité.

Un projet dans lequel la Fondation de France a participé au financement du développement de ses actions avec comme partenaire la Fondation Chèque Déjeuner. Un programme qui aura permis à l'initiative d'un organisme expérimenté le Planning Familial (MFPF) de voir celui-ci à vocation a se développer de façon durable. Il soulève le débat au sein des structures spécialisées et des familles, qui n'osent généralement pas aborder la question de la sexualité, et leur apporte des réponses concrètes et structurées.

Au final ces lauréats auront vu ses demandes d'intervention auprès du public en situation de handicap et de formations auprès des professionnels devenir de plus en plus nombreux. Il est envisagé de mettre en place une formation nationale spécifique afin de renforcer les équipes d'animation de prévention des associations départementales.

La Rédaction

Handi-Em association en charge de l'application du plan emploi des travailleurs handicapés pour les entreprise du médicament a la 14eme semaine emploi en 2010 présente ici son bilan (Archives)Trois ans après son premier engagement en 2008, par le LEEM et les organisations syndicales de salariés pour l’embauche de salariés handicapés. Un accord qui fête aujourd’hui sa première année d’application et qui selon les responsables de Handi-EM ces derniers affiche des résultats encourageants. Les entreprises bénéficiaires de l’accord passent de 1,69 en 2009 à 2,13 % sur les 6 % que prévoit la loi. Seul point noir, cette progression reste le fruit de quelques entreprises et non pas de l’ensemble.

Après une première guerre ou les mutilés avait reçu la reconnaisse de la nation, les salariés tombés au travail n’avaient droit à rien et tous ont vécu dans une situation de grande pauvreté. Un travers cette histoire c’est aussi celle de l’association qui comptera jusqu'à 400 000 dans les années 1970, participant activement a l’histoire et à la construction sociale de la France. Présente dans des luttes parfois longues pour obtenir de nombreux acquis encore en vigueur, la FNATH c’est aujourd’hui 90 ans d’indignation ! avec la participation aujourd’hui de Stéphane ESSEL

2011.10.13.quatre vingt dix ans dindignation a la fnath

«Ceux qui étaient tombés pour une œuvre de mort, la guerre, avaient droit à la reconnaissance de la Nation ; ceux qui étaient tombés pour une œuvre de vie, le travail, n’avaient droit à rien ». C’est sur cette indignation prononcée par Baptiste MARCET, secrétaire général de 1925 à 1963 et dont de nombreuses rues en France portent le nom, que les mutilés du travail se regroupent et créent en 1921 ce qui deviendra la FNATH.

Des décennies d’indignation

De 1924 à 1954, les mutilés du travail obtiennent 11 lois de majoration des pensions. Méthode innovante pour l’époque, l’association n’hésite pas, pour frapper l’opinion, à manifester devant les fenêtres de la Chambre des députés (en mars 1927) et de Raymond Poincaré, président du Conseil (février 1929), qui, impressionné par la présence de mutilés du travail particulièrement atteints et défigurés, fait voter une revalorisation du montant des pensions (en août 1929).

En septembre 1954, après 2 ans de mobilisation, la Fédération arrache la loi instituant la revalorisation annuelle des rentes, évitant que la victime du travail et sa famille ne se retrouvent avec un montant de pension misérable quelques années après l’accident du fait de l’inflation. Une loi qui bénéficie aujourd’hui encore à des millions de salariés, qui ont oublié ou ignorent le rôle essentiel de l’association.

Des mutilés du travail aux accidentés de la vie

Depuis, les indignations ont été multiples pour améliorer le sort des mutilés du travail puis plus largement des accidentés de la vie : prévention des risques au travail qui ont évidemment évolué (explosion des cancers d’origine professionnelle, des troubles musculo-squelettiques et de la souffrance mentale), indemnisation des victimes de dommage corporel (victimes du travail, d’accidents de la route ou médicaux,..), citoyenneté des personnes handicapées, accès aux soins sur l’ensemble du territoire…

Un hors série ou la parole est donné aux anonymes !

Anonymes et adhérents de la FNATH, mais aussi à des personnalités comme le contemporain de l’association, Stéphane ESSEL, auteur du livre « Indignez-vous », qui a répondu aux questions de l’association : « D’un côté, certains peuvent choisir l’indifférence, de l’autre, d’autres se sentent découragés. C’est contre ces deux attitudes que nous essayons de lutter ! »

Vous trouver également celui de Macha MERIL, marraine de la FNATH, qui souhaite « un bon anniversaire à cette vieille dame qui n’a pas perdu son mordant, qui continue de recruter de jeunes adhérents, qui agit sans esbroufe, dans la continuité et la patience ». Ou encore de Guy FISCHER, sénateur du Rhône et ancien vice-président du Sénat depuis les dernières élections, rappelle que son père, accidenté au genou, « militait à l’association qui s’appelait alors les Mutilés du travail. Parfois, il m’emmenait aux réunions qui se tenaient à l’époque dans des arrière-salles de cafés. Mon père haïssait l’injustice… je crois que je tiens de lui. »

 

2011.10.13.logo anniversaire fnath

Une mobilisation qui ne faiblit pas : campagne pour une loi juste

Franchises médicales, fiscalisation des indemnités journalières, hausse des complémentaires… La FNATH se mobilise pour mettre un terme aux mesures injustes par l'adoption de la proposition de loi améliorant l'indemnisation des victimes du travail cosignée par une cinquantaine de parlementaires de la majorité pour tout savoir sur cette proposition de loi et sa nécessité vous pouvez vous rendre sur le site pour une loi juste.

La Rédaction

Laurence TIENNOT-HERMENT Présidente de l'AFM a ToulouseLaurence TIENNOT-HERMENT Presidente de l'AFM a toulouseLa présidente de l’AFM, Laurence TIENNOT-HERMENT, était aujourd’hui à Toulouse, à l’hôtel de région ou elle a été reçu par le Conseiller régional Michel BOUSSATON. Avant une conférence-débat avec les familles, l’édition 2011 du Téléthon le 2 et 3 décembre prochain en Haute-Garonne et en Midi-Pyrénées pour lequel elle appel a une mobilisation sans précédent pour ce 25e anniversaire avec comme objectif désormais celui de la guérison… !

Enfin a l’occasion d’une conférence débat avec les familles elle est revenue sur les sur les enjeux de cette manifestation et les objectifs à atteindre pour cette 25e édition quel souhaite exceptionnel. Un téléthon qui cette année aura lieu les 2 et 3 décembre avec comme parrain Gad Elmaleh, l’humoriste très en vogue auprès des Français actuellement.

Il y a 25 ans, avec le 1er Téléthon, les familles émergeaient, inconnu du grand public, oubliés par les pouvoirs publics les maladies rares étaient alors les « parents pauvres » de la recherche et de la médecine. En 2011, Raphaël, le porte-parole des familles, se sent de plus en plus fort face à sa maladie a contrario de celui de 1987 s’enfonçant dans le sable. 25 ans après, a un immense élan de générosité jamais démentie, l’AFM a pût ainsi s’engager dans de bons nombres de batailles. Une conférence ou celle-ci est revenue sur les grands rendez-vous de l’association rappelant notamment

Conférence débat de l'AFM a ToulouseMalades, Parents et Bénévoles venu nombreux applaudir la présidenteUne collecte de dons qui permet de faire vivre des associations comme l'AFM (association française contre les myopathies) dont le budget de recherche dépasse les 60 M€. Téléthon qui néanmoins depuis deux ans connait une perte de vitesse, avec des sommes récoltées moins importantes. Afin de mobiliser à nouveau, l'heure est au bilan, « il faut rendre des comptes à la population sur ce qui a été accompli grâce à elle » à déclarer Laurence Tiennot-Herment. La Présidente qui a répondu a WebTv Handicap Info,

Un rendez-vous qui aussi permit aux malades et aux familles de profiter d’un échange avec Laurence TIENNOT-HERMENT qui a répondu a bon nombre de questions. L’action de l'association ne limitant pas qu’à l'aspect scientifique de la maladie. Cette dernière dispose de services régionaux répartis sur toute la France qui apporte un soutien psychologique et juridique aux patients.

Une présidente qui a demandé avant de conclure « une mobilisation sans précédent afin que ce 25e téléthon soit un événement exceptionnel et produire une mobilisation encore plus importante avec comme objectif celui de guérir ». À noter que la Présidente qui organise comme chaque année ses rencontres sera le 18, 21 et 28 octobre à Tours (37) à Lons-le-Saulnier (39) et à Lanton (33). Et terminera cette série de rencontres le 25 novembre prochain à Saints.

La Rédaction

Un avocat en salle d'audience -- Archives

 « Je regrette sincèrement d’avoir fait ça. » Sur les joues de ce prévenu âgé de 73 ans, des larmes roulent. De solides corpulences, il fait souvent répéter les questions des magistrats TGI de Bar-le-Duc (Calvados). S’exprimant à la barre avec difficulté et une mémoire qui selon lui fait parfois défaut, ce dernier reconnait les faits reprochés. Ceux d’une d’agression sexuelle imposée à une personne vulnérable entre le 9 septembre 2005 et le 30 novembre 2006 dans un village du Sud meusien.

Des actes qui ont duré en réalité plus de 26 ans, de l’adolescence de la victime, souffrent depuis la naissance d’un lourd handicap mental, à son placement dans une structure spécialisée dès le décès de son père en novembre 2006. Plus d’un quart de siècle où l’homme subira en silence le comportement de son bourreau à l’occasion de promenades, généralement dans les bois environnants. Révélés que tardivement après une discussion avec son médecin avoir croisé fortuitement son agresseur, « un ami de ses parents », sur une fête foraine à Saint-Dizier. Un déclic salutaire pour ce quadragénaire sous tutelle, lui-même condamné en juin 2005 pour des faits d’agressions sexuelles sur des enfants.

Une large prescription

Placé en garde à vue le 6 novembre 2008, le septuagénaire a donc reconnu les attouchements depuis les années quatre-vingt. Même si les poursuites judiciaires ne courent que sur un peu plus d’un an grâce à la loi relative à la prescription. Les masturbations de sa victime, le vieil homme acquiesce, pas très fière. « C’est lui qui le voulait bien. Il ne disait pas non… » « Saviez-vous qu’elle souffrait d’un handicap mental ? », interroge le président. « Il ne m’a jamais repoussé. » « Mais pourquoi un jeune handicapé et non pas une autre femme ? » « Ça aurait pu être n’importe qui. Son père travaillait avec moi à l’usine. On était camarade. Au début, on faisait des promenades et puis c’est venu comme ça… naturellement. »

« C’était de l’amitié… »

Le procureur enfonce le clou : « Pendant tout ce temps, vous avez donc utilisé la victime comme un objet sexuel ? » « C’était de l’amitié. » « Et s’il était resté après la mort de son père, vous auriez continué ? » « Les balades peut-être… Après, je ne sais pas », répond celui qui ne se voit ni pédophile ni homosexuel. Jusqu’alors inconnu de la justice, le prévenu a fait l’objet d’une expertise psychologique qui dépeint un « misérabilisme prononcé dans le discours » et des « traits pervers de caractère. » Le rapport observe également « une vie de couple pauvre et peu épanouissante. » La personnalité de la victime a elle aussi été étudiée. L’expertise note « une immaturité sexuelle » et « une limitation intellectuelle qui ne lui permettait pas d’appeler à l’aide. » « Mon client n’avait pas la capacité de s’opposer à son agresseur, un prédateur dont les agissements ont eu de graves répercussions avec cette condamnation pour des faits d’attouchements sur des enfants », insiste M e Fettler, partie civile, en réclamant un préjudice de 8.000 € au bénéfice de l’Association tutélaire de la Meuse.

Trois ans de prison avec sursis et fichés

La « caricature du pervers » est bien réelle pour le substitut du procureur Zaida Moulay, troublée par « les traits pervers d’un homme qui s’approprie d’un individu » et le fait que la famille du prévenu ne soit pas au courant de ses agissements. Et de réclamer un suivi socio-judiciaire sur deux ans assortis d’une injonction de soins. Mal à l’aise dans cette affaire qui « plonge dans l’émotion dans le cadre de la prescription », M e Voignier, en défense, a estimé qu’il fallait « retrouver raison » et que son client n’était pas « un vautour, mais quelqu’un qui se trouvait dans une situation malheureuse avec une épouse malade qui lui mène la vie dure. »

La contrainte dans ce dossier, l’avocat la juge « floue », insistant sur « la grande culpabilité morale » et « la grande solitude » ressentie par son client. « Dans cette détresse sexuelle, il y a eu une relation qui est née et qui a perduré. Il aurait suffi que la victime le repousse pour que les promenades en restent là. » Après avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le septuagénaire à trois ans de prison avec sursis et à 6.000 € de dommages et intérêts et son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

Par Nicolas GALMICHE