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Message d'alerte

le secretaire d etat clement beaune chargee des affaires europeenne 289d5Dans le cadre de la perceptive d’un traitement de type vaccin ou d’un médicament. L’Union Européenne représenté par sa présidente, des représentant d’Afrique du sud et du Rwanda, de la Première ministre norvégienne, de ministres en charge de la santé ou des affaires étrangères des autres pays membres du Conseil et du directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La France présente était elle représenté par Clément BEAUNE, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères chargé des affaires européennes. Une première réunion lancée à l’initiative « Access to COVID-19 Tools Accelerator ».

Le nouveau rapport que vient de publié par le GHCLes membres du conseil (Global Hygiene Council), intitulé « Petites étapes pour un grand changement » qui a enquêté sur le nombre alarmant de maladies infectieuses qui peuvent être évitées chez les enfants dans le monde entier et appelle les familles, les communautés et les professions de santé. Des malades aux conséquences parfois invalidantes...et qui propose de mettre en place un plan en 5 étapes simples afin d'améliorer au quotidien les pratiques d'hygiène et d'éviter que des enfants ne meurent d'infections qui peuvent être évitées.

Epidemie d Ebola en Afrique au Liberia avec Medecin sans Frontiere en juillet 2014Plus de 4 800 Libériens sont morts d'Ebola en 2014 et 2015. De nombreuses personnes ont perdu des proches, parfois toute leur famille. Beaucoup de survivants souffrent d'un profond sentiment de culpabilité : certains ont été les premiers de leur famille à attraper le virus, et l'ont transmis aux autres. D'autres sont les seuls à avoir survécu - deux ans après, ils ne cessent de se demander pourquoi ils ont encore en vie tandis que les autres sont morts. Un constat que dresse Médecin sans frontière.

Amiante-signaletiqueIls seraient 225 millions, soit un tiers des 900 millions d'habitants de la zone européenne de l'OMS, a vivre dans l'un 16 pays sur 53 n'interdisent toujours pas l'utilisation de toutes les formes d'amiante, auquel ces personnes peuvent être exposées dans leur milieu de travail et dans l'environnement, selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé. Il s'agit pour la plupart d'anciennes républiques soviétiques, comme l'Ukraine et le Kazakhstan. Les autres disposent de réglementations plus ou moins exigeantes. Une situation dont l'OMS met en garde et appel les pays à remplir les engagements pris en 2010 a déclaré Zsuzsanna JAKAB, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe dans un communiqué, lors de la clôture de la réunion de haut niveau sur l'environnement et la santé à Haïfa (Israël).

Des promesses rapidement oubliées ?

Un bilan bien pessimiste pour l'avenir, ou les promesses de 2010 dans le cadre de la cinquième conférence ministérielle sur la santé et l'environnement organisée à Parme (Italie), semblée avoir disparu ou a défaut mis de côté. Un bilan que détaille le dernier, rapport publié le 30 avril 2015 (en anglais) par la branche Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Certes ce rapport montre une évolution du comportement, pour 37 des 53 États membres de la Région aient interdit l'utilisation de toutes les formes d'amiante, les 16 pays restants1), pour la plupart étant d'anciennes républiques soviétiques, comme l'Ukraine et le Kazakhstan, l'utilisent toujours, surtout pour les matériaux de construction, et certains continuent à en produire et à en exporter. Un produit qui comme le démontre les nombreux procès en France, même lorsque l'on a cessé d'utiliser l'amiante, il reste présent dans l'environnement pendant plusieurs décennies.

Même parmi les pays ayant interdit l'amiante, la situation est loin d'être idéale: seuls 62 % de ceux l'ayant interdit disposent de plans pour mettre fin aux maladies liées à ce matériau, objectif principal de l'OMS pour 2015. Et 32 % ont mis en place des mesures pour empêcher l'exposition du public lors du désamiantage des bâtiments, du transport et de la gestion des déchets.

Un risque lors de conséquence et encore trop ignoré...

Une exposition dont l'OMS rappel qu'il est générateur de nombreux cancer des poumons, des ovaires et du larynx, un mésothéliome et l'asbestose. « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre près de 15 000 vies chaque année en Europe, surtout des travailleurs, en raison des maladies causées par une exposition à l'amiante. Chaque décès de ce type est évitable », indique le Dr. Zsuzsanna JAKAB, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe.

« Nous exhortons tous les pays à remplir les engagements pris en 2010, et à élaborer pour la fin de l'année des politiques qui permettront d'éliminer les maladies liées à l'amiante en Europe. Il reste très peu de temps pour cela », précise la directrice.

Aucun des pays continuant à autoriser l'amiante ne dispose de tableaux des maladies professionnelles: dès lors, le mésothéliome ne peut y être reconnu comme tel. Pire, aucun d'entre eux ne distingue cette maladie des autres cancers dans ses registres cancers. Mais même parmi les pays interdisant l'amiante, 23 % ne reconnaissant pas officiellement le mésothéliome comme une maladie professionnelle. Un fardeau réel pour les États: parmi les 15 plus pays les plus peuplés de l'Union européenne, l'OMS estime qu'il coûte à lui seul plus de plus 1,68 Mds€ par an.

Début mai, le Comité d'étude des produits chimiques de la Convention de Rotterdam envisagera de répertorier le chrysotile, ou amiante blanche (la forme la plus courante de l'amiante), parmi les substances pour lesquelles les pays importateurs devront donner leur consentement à l'exportateur pour que la transaction puisse se produire.

Stéphane LAGOUTIERE

1) Liste des 16 Pays  : l'Albanie, Andorre, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus, la Bosnie-Herzégovine, la Fédération de Russie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, Monaco, l'Ouzbékistan, la République de Moldova, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ukraine.

Vaccin contre la rougeoleLe Bureau régional de l’OMS pour l’Europe vient de lancé un appel a tous les les responsables politiques, les agents de santé et les parents à intensifier sans attendre la vaccination contre la rougeole chez tous les groupes d’âge à risque. Ainsi pourra-t-on mettre fin aux flambées épidémiques sévissant dans les pays de la Région européenne de l’OMS  et empêcher la survenue de flambées similaires à l’avenir. Une maladie dont les conséquences les plus graves peuvent provoquer des handicaps physiques ou neurologiques.

Parmi cette alerte sept pays de la Région ont signalé 22 657 cas de rougeole en 2014 et jusqu’à maintenant en 2015. L’objectif de l’élimination de la maladie d’ici la fin 2015 est donc mis en péril. Même si les cas de rougeole ont diminué de 50 % de 2013 à 2014, on observe encore d’importantes flambées épidémiques.

« Sachant que le nombre de cas de rougeole dans la Région européenne a baissé de 96 % au cours de ces deux dernières décennies, et que nous sommes tout près de l’élimination de la maladie, ces chiffres ne peuvent que nous surprendre. Nous devons sans plus tarder mener une action collective afin de combler l’insuffisance immunitaire », a souligné le Dr. Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe. « En effet, il est inacceptable que la rougeole continue à faire des victimes et à coûter de l’argent et du temps après les efforts déployés ces 50 dernières années afin de rendre disponibles des vaccins sûrs et efficaces. »

Les flambées épidémiques continuent de sévir en Europe de par la présence de poches de populations sensibles non vaccinées ou sous-vaccinées, notamment en raison du nombre croissant de parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants ou voient une entrave à l’accès à la vaccination. Les voyages peuvent accroître le risque d’exposition au virus de la rougeole ainsi que sa propagation chez les populations sensibles qui ne sont pas vaccinées.

« La priorité est désormais de lutter contre les flambées épidémiques dans tous les pays touchés moyennant des activités de vaccination qui ciblent les personnes à risque », conclut le Dr. Nedret EMIROGLU, directrice adjointe de la Division des maladies transmissibles, de la sécurité sanitaire et de l’environnement au Bureau régional de l’OMS pour l’Europe. « En même temps, tous les pays, sans exception, doivent maintenir un niveau très élevé de couverture vaccinale régulière contre la rougeole, afin de prévenir la survenue d’autres flambées épidémiques dans notre Région et d’éliminer la rougeole une fois pour toutes. »

Parmi les mesures nécessaires à la lutte contre les flambées épidémiques actuelles, l’OMS rappel qu’il convient notamment d’améliorer la surveillance  afin de dépister tous les cas suspects et de procéder à leur enquête, de

Cas rougeole signales 201-2015 en Europedétecter rapidement les cas et déterminer les chaînes de transmission ou encore de rendre disponibles des informations de qualité fondées sur des bases factuelles quant aux avantages et aux risques associés à la vaccination contre la rougeole.

Pour soutenir les pays européens dans ces efforts, le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe a lancé un nouveau Plan d’action européen pour les vaccins, une interprétation régionale du Plan d’action mondial pour les vaccins. Les États membres ont approuvé le plan d’action européen en septembre 2014 lors de la session du Comité régional de l’OMS pour l’Europe. Beaucoup plus d’informations sur la rougeole et la rubéole en Europe sont disponibles sur le site Web du Bureau régional , notamment des rapports de données épidémiologiques , un programme de mesures accélérées en vue d’éliminer la rougeole et la rubéole  et un cadre pour la vérification du processus d’élimination.

Les complications graves de la rougeole

La rougeole peut entraîner des complications graves nécessitant une hospitalisation. Les complications sévères sont plus fréquentes chez les enfants de moins de un an et les adultes de plus de vingt ans. La rougeole peut ainsi entraîner : une otite aiguë (complication très fréquente chez le nourrisson), une laryngite ; une broncho-pneumonie parfois avec des difficultés respiratoires sévères nécessitant une hospitalisation ; une complication neurologique comme l'encéphalite dans un cas sur mille.

Elle se manifeste par une fièvre élevée, des maux de tête, des troubles de la conscience et peut entraîner le décès ou des séquelles graves irréversibles dans 30% des cas (troubles mentaux, paralysie, épilepsie) ; une conjonctivite qui peut évoluer vers une atteinte de l'œil (kératite) et la perte de la vue ; des douleurs abdominales avec diarrhées ; un purpura thrombopénique, une myocardite, une atteinte du foie ou des reins sont aussi possibles.

La rougeole comporte également un risque plus élevé de complications graves chez : les femmes enceintes avec risque d'anomalies du fœtus, de mort in utero du fœtus et de rougeole congénitale selon la date de survenue de la rougeole ; les personnes immunodéprimées, c'est-à-dire des personnes ayant des défenses immunitaires affaiblies ; les nourrissons de moins d'un an qui ne peuvent pas être vacciné.

La rougeole est de retour en France !

Alors que la rougeole a quasiment disparu dans de nombreux pays (Amérique en particulier), la France est depuis 2008 confrontée à une épidémie de rougeole. Même si le nombre de cas a diminué en 2013, la transmission continue. Alors qu'une quarantaine de cas seulement étaient déclarés en 2006 et 2007, une épidémie de rougeole a été observée en France à partir de 2008, avec 600 cas cette année-là. Cette épidémie s'est accentuée ensuite avec près de 15 000 cas déclarés pour la seule année 2011. En 2012, le nombre de cas a diminué avec encore 859 cas déclarés mais le virus continue à circuler en 2013 en particulier dans le Sud de la France. Au total, entre janvier 2008 et fin 2012, plus de 23000 cas ont été déclarés en France. Pour se tenir informé de l'évolution de l'épidémie en France : www.invs.sante.fr

La Rédaction

L’amélioration du dépistage et des traitements réduirait le taux de mortalité par cancer, estime l'OCDESelon un nouveau rapport de l'OCDE préparé en coopération avec la Commission européenne et fondé sur des travaux antérieurs de l'Organisation mondiale de la santé, un dépistage plus précoce et un traitement plus efficace du cancer pourraient réduire d'un tiers environ le taux de mortalité lié à cette maladie, ce qui permettrait de sauver la vie de près d'un million de personnes dans les pays développés chaque année.

Le rapport Cancer (Anglais) montre que les taux de mortalité ont légèrement diminué ces 20 dernières années dans la plupart des pays de l'OCDE, à l'exception de la Grèce, du Portugal et de l'Estonie. Néanmoins, 7.6 millions de personnes meurent encore chaque année du cancer à travers le monde, et ce chiffre pourrait atteindre plus de 13 millions en 2030.

Ainsi dans les pays de l'OCDE, 2.4 millions de personnes meurent chaque année du cancer. Le rapport indique que l'amélioration des normes en matière de soins, la réduction des délais d'attente et l'allocation plus efficace des ressources pourraient sauver de nombreuses vies.

Les chances de survie après le diagnostic d'un cancer varient considérablement d'un pays à l'autre. Dans les pays d'Europe centrale et de l'Est, les résultats obtenus sont toujours inférieurs à ceux qu'enregistrent des pays comme l'Islande, la Corée et le Japon, où les taux de survie sont plus élevés. Pour lutter contre le cancer, le rapport recommande aux pays d'adopter différentes mesures suivantes.

Parmi celles-ci allouer des ressources adaptées à la prise en charge du cancer – Les dépenses par habitant consacrées à la prise en charge du cancer sont comprises entre 32 USD par an en Turquie et plus de 400 USD par an aux États-Unis. Par rapport au total des dépenses de santé, la proportion de dépenses allouées au cancer s'établit entre 3 et 7 %.

Les ressources doivent être mieux utilisées : les soins onéreux ne sont pas nécessairement les plus efficaces. Les pays doivent prendre les mesures adaptées pour mieux utiliser les ressources en personnel et équipements, afin de diagnostiquer et traiter le cancer de manière efficace et équitable.

Garantir un accès rapide à des soins de qualité – Un diagnostic et un traitement précoces sont primordiaux. Les patients doivent pouvoir accéder rapidement à des soins de qualité, avec des délais d'attente réduits au minimum pour la consultation de spécialistes.

Améliorer en permanence les services en renforçant la gouvernance de la prise en charge du cancer – La gouvernance doit s'appuyer sur un plan national efficace de lutte contre le cancer. Ce type de plan contribue à focaliser l'attention des pouvoirs publics et de l'opinion sur les performances des systèmes de prise en charge du cancer et sur leurs résultats, à attirer des ressources supplémentaires et à orienter le débat vers les sujets difficiles comme l'allocation des ressources.

Suivre et comparer les performances au moyen de données de meilleure qualité – Les pays doivent élaborer des systèmes d'information fiables pour suivre les résultats, les coûts et la qualité de la prise en charge du cancer. La diffusion des données auprès du public, l'analyse comparative et les incitations financières ou organisationnelles à l'amélioration de la qualité peuvent aussi contribuer à homogénéiser les soins et à garantir une amélioration permanente de leur qualité et de leurs résultats.

La Rédaction

 l’épidémie du VIH en Europe et en Asie progresseCe n'est pas uniquement le comportement de l'individu, mais aussi des facteurs sociaux et structurels (pauvreté, marginalisation, stigmatisation, etc.), qui ont un impact sur l'épidémie de VIH en Europe et en Asie centrale. Telle est la principale conclusion d'un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Groupe Banque mondiale(1). Dans le cadre de cette étude ont été analysées des bases factuelles sur la vulnérabilité face au VIH et la riposte à cette épidémie dans tous les pays de la Région européenne de l'OMS.

Ce rapport, intitulé HIV in the European Region : vulnerability and response(2), celui-ci à braque les projecteurs sur les populations clés les plus exposées au risque de contracter une infection à VIH : les usagers de drogues par injection, les travailleurs du sexe et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il confirme que ces personnes sont touchées avec une fréquence disproportionnée par l'épidémie de VIH, qui gagne du terrain en Europe ainsi (le nombre de cas de VIH signalés a dépassé 1,5 million en 2011). Les cas de VIH dans ces trois groupes représentent quelque 50 % de l'ensemble des personnes diagnostiquées. L'instabilité économique et les risques de récession augmentent la vulnérabilité au VIH et aux infections.

« Le pourcentage effrayant de cas d'infection à VIH au sein des communautés pauvres et marginalisées des usagers de drogues d'Europe orientale et d'Asie centrale souligne l'importance cruciale et la pertinence, à l'échelle mondiale, des objectifs adoptés récemment par la Banque mondiale : mettre fin à la pauvreté extrême et promouvoir le partage de la prospérité », déclare David WILSON, directeur du Programme mondial de lutte contre le VIH/sida à la Banque mondiale. « Parallèlement, la progression du VIH dans les pays d'Europe méridionale les plus durement frappés par la récession montre les interactions profondes entre la pauvreté, l'exclusion et la maladie. »

« L'exclusion sociale est le principal moteur de l'épidémie de VIH en Europe. C'est un cercle vicieux : la marginalisation sociale augmente le risque d'être touché par le VIH et le VIH aggrave la marginalisation sociale en ajoutant un sceau d'infamie supplémentaire. Le résultat final est souvent d'être exclu de la prévention, du traitement et des soins contre le VIH, qui sauve des vies », explique Martin DONOGHOE, chef de programme pour le VIH/sida, les maladies sexuellement transmissibles et l'hépatite virale à l'OMS/Europe. « Nous sommes persuadés que notre nouveau cadre politique européen, Santé 2020, soutiendra le renforcement des systèmes de santé pour un accès universel à la santé, même pour les plus marginalisés de nos concitoyens. »

« C'est un moment important pour l'Europe. Il faut garder un rythme soutenu en matière de prévention du VIH, dans un climat d'incertitude sur le plan de l'économie et du financement », a affirmer de son coté le professeur Peter PIOT, directeur de la London School of Hygiene & Tropical Medicine. « Les bases factuelles recueillies dans le cadre de nos collaborations avec le Groupe Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé montrent comment des institutions peuvent travailler ensemble afin de générer les informations et les politiques nécessaires pour mener à bien cette entreprise. »

Un rapport qui démontre l'impact des facteurs sociaux

Parmi les éléments importants de se rapport il convient notamment de noté que 25 % des diagnostics de VIH en Europe sont à mettre en corrélation avec un usage de drogues par injection, les proportions étant bien plus élevées en Europe de l'Est avec 33 % qu'en Europe occidentale ou il ne représente que 5 % et 7 % en Europe centrale. Le VIH qui aussi reste relativement peu répandu chez les travailleuses du sexe d'Europe qui ne s'injectent pas de drogues (moins de 1 %), mais il l'est plus chez celles qui s'en injectent (plus de 10 %) ainsi que chez les travailleurs du sexe masculins et transsexuels.

Les rapports sexuels entre hommes étant toujours à l'origine de 10 % des diagnostics de VIH en Europe, les pourcentages les plus élevés étant signalés en Europe occidentale avec 36 % suivies par l'Europe centrale (22 %) et l'Europe de l'Est (0,5 %). Cependant, l'augmentation est plus forte en Europe centrale et en Europe de l'Est.

Cette analyse met en lumière le rôle essentiel joué par les facteurs environnementaux dans le contexte de l'épidémie de VIH et des réactions préventives face à celle-ci. La criminalisation du travail du sexe, du sexe entre hommes et de l'usage de drogues, combinée à une stigmatisation sociale, à de la violence et à des violations de droits, constituent des obstacles qui entravent l'efficacité de la lutte contre le VIH.

La prévention du VIH requiert des changements sociaux et environnementaux, et ce rapport exhorte les décideurs politiques et les responsables de programmes de lutte contre le VIH à cibler les bonnes politiques et les bons programmes pour maximaliser l'impact sanitaire et social de la lutte contre le VIH en Europe et obtenir un meilleur rendement sur les investissements consacrés à la lutte contre le VIH.

Le Groupe Banque mondiale, l'OMS/Europe et la London School of Hygiene & Tropical Medicine présenteront ces nouvelles conclusions et recommandations le 7 juin à Londres, dans le cadre d'un événement comprenant un débat entre experts et décideurs de haut niveau sur le thème du maintien de la dynamique de prévention du VIH.

La Rédaction


1)    1) OMS/Europe et la London School of Hygiene & Tropical Medicin
2) HIV in the European Region : vulnerability and response