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Une Femme malade dans un l hopital avec mari en arriere planLa loi sur l'aide médicale à mourir entre en vigueur depuis hier 10 décembre au Québec, première province canadienne à proposer d'encadrer strictement l'assistance pour des personnes atteintes d'une maladie incurable et voulant abréger leurs souffrances. Une décision aussi importante « appartient exclusivement aux patients qui décident de prendre ou non cette direction », a déclaré mercredi le ministre de la Santé du Québec, Gaétan BARRETTE, lors d'une conférence de presse.

« L'aide médicale à mourir » sera strictement balisée et restera réservée à des cas de souffrances exceptionnelles de patients atteints de maladies incurables, selon le texte législatif. Il revient aux médecins d'estimer que la douleur du malade est telle qu'elle ne peut être soulagée par des médicaments.

Cependant, « seul le patient peut le demander et le patient ne peut l'obtenir que quand le médecin a l'assurance du côté absolument irréversible de la fin de la vie du patient ou de la patiente », a expliqué Gaétan BARRETTE. Il est « primordial qu'il n'y ait aucune influence extérieure » sur cette décision du malade, a poursuivi le ministre québécois de la Santé en soulignant toutefois que « la priorité de cette loi demeure l'accès aux soins palliatifs ».

Une loi, qui est le fruit d'un très long débat de société au Québec, avait été adoptée en juin 2014 par 94 députés contre 22 lors d'un vote à l'Assemblée législative de la province.

Une décision favorisée par la Cour suprême du Canada qui avait autorisé en février l'aide médicale à mourir pour les adultes consentants atteints de problèmes de santé graves et irrémédiables en déclarant inconstitutionnels les articles du Code criminel interdisant « le suicide assisté et l'euthanasie ».

Elle avait alors donné un délai d'un an au gouvernement fédéral pour se conformer à cette décision, mais la semaine dernière, le nouveau gouvernement de Justin TRUDEAU, a demandé un sursis supplémentaire de six mois, invoquant le retard pris dans ce dossier en raison notamment de la campagne électorale.

Un certain nombre de pays européens autorisent le suicide médicalement assisté, dont les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg ou la Suisse, ainsi que des États américains comme celui de Washington ou de l'Oregon. La France elle poursuit son débat de société avec les dossiers par sociétale comme le cas de Vincent LAMBERT.

La Rédaction / Avec l'AFP

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