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L equipe russe paralympique. au jeux de Londres en 2012A sept jours des jeux paralympiques de Rio qui auront lieu du 7 au 18 septembre, exclu en raison d'une affaire de dopage, par le CIP ont finalement renoncé aux multiples démarches pour y parvenir. Le Gouvernement Russe ayant annoncé d’organiser ces jeux parallèle les 7 et 8 septembre 2016, une boutade qui n’aura qu’une nationale pour 270 sportifs russes. Une décision du CIP néanmoins étonnante alors que le CIO avait prit une décision refusant d’appliquer « le principe de responsabilité collective ».

Les raisons d’une telle suspension ?
Le chef du Comité international paralympique (CIP) Sir Philip Craven, accuse ouvertement les autorités sportives handisports russes d’avoir comme pour les sportifs valides d’avoir créé un système de simulation des cas de dopage. Ce dernier qui dans un communiqué annonce s’appuyer sur un rapport de la commission indépendante de l’AMA dirigée par Richard McLaren, mentionnant notamment la substitution de 27 tests aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014. Un rapport présenté le 18 juillet à Toronto, dont il convient de noter qu’il est considéré comme préliminaire et que pour le moment, aucun sportif paralympique russe n’a été personnellement disqualifié pour dopage. Enfin si l’interdiction n’est pas levée d’ici l’hiver prochain, elle concernera les sportifs pratiquant des disciplines d’hiver également.

Des déclarations du chef du CIP qui viennent contredire les déclarations de Grigori RODTCHENKOV, ancien responsable du Laboratoire antidopage de Moscou. La Russie qui au Jeux paralympique de Sotchi, avait remporté13 médailles d’or, 11 médailles d’argent et 9 médailles de bronze, ainsi que la première place au classement général.

Une décision qui fait tout de même son effet dans le monde paralympique, puisque contrairement aux sportifs valides ces derniers qui malgré les accusations et preuve de dopage ont put participer pour certains au JO de Rio 2016. Une décision qui est le fruit que le CIO et le CIP sont deux organisations sont deux organisations indépendantes pouvant prendre des décisions divergentes.

Pour le CIP la violation des règles commises par la Russie portant réellement atteinte a l’intégrité des Jeux que seule une interdiction totale « constituerait une mesure adéquate », exprimant sa sympathie pour les athlètes Russes dit « propres » qui sont selon lui ont été « catastrophiquement trahis » par leur gouvernement.

Une décision contestable ?
Comme toute décision d’une organisation celle-ci peut être contesté devant les tribunaux compétents prévus par les statuts du CIP. Selon le président du CPR Vladimir LOUKINE, la Russie contestera la décision du CIP auprès de la CAS sous 21 jours. Le soutien juridique aux sportifs russes sera assuré par la Chambre fédérale russe des avocats. Le secrétaire d’État de l’organisation Konstantin DOBRININE a précisé, dans un entretien avec R-Sport, que les mécanismes juridiques permettant de faire annuler la décision du CIP existaient bel et bien. « C’est un cas flagrant de violation de la Convention de l’Onu sur les droits des personnes handicapées qui interdit clairement toute forme de discrimination et, dans son article 5, oblige les États-membres (par ailleurs membres du Comité international paralympique) à assurer une protection juridique efficace contre tout type de discrimination », indique le juriste. Le président du Comité paralympique russe, Vladimir LOUKINE, avait affirmé à la presse qu'au moins 266 sportifs paralympiques allaient saisir à titre individuel la Cour européenne des droits de l'Homme.

Élan de solidarité mondiale dans le monde handisport...
A une semaine du début des jeux, 33 athlètes ont envoyé des correspondances personnelles au Comité international paralympique pour demander une autorisation à prendre part à cet évènement sportif, en attendant le verdict de la cour de justice suisse, que les autorités russes avaient saisie, le 26 août dernier, pour contester la décision d'exclusion.

En France alors qu’une telle mobilisation n’avait pas eu lieu pour soutenir les sportifs en situation de handicap mental exclus des jeux paralympiques a la suite de la tricherie de Barcelone. Une pétition, adressée aux membres du Comité international paralympique et à son président Philip Craven, a vue site a vu le jour affirmant ne pas croire que la « décision d'exclure les athlètes paralympiques des Jeux et de leur attribuer une responsabilité collective pour des crimes qu'ils n'ont pas commis est contraire aux principes fondamentaux du droit international et de la culture européenne. Elle est inhumaine pour les presque 300 athlètes paralympiques qui sont absolument propres et ne sont impliqués dans aucun scandale de dopage ». En bref des règles à deux vitesses....

Stéphane LAGOUTIÉRE

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